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Quand l’internet et Google guideront notre réflexion

Beaucoup de personnes utilisent déjà internet comme une annexe de leur mémoire. Nous savons que l’information est stockée quelque part sur le réseau des réseaux et ne faisons plus l’effort de la mémoriser. Alors, pour accéder à nos souvenirs, Google est le chemin privilégié. De nombreuses études sur les modifications comportementales liées à l’usage du web démontrent d’ailleurs que ce phénomène de transfert de mémoire est très courant et touche la majorité des internautes les plus actifs

Ainsi, sachant que Google devient « plus intelligent » chaque jour, sa capacité de raisonnement pourrait elle aussi, se substituer à la nôtre dans un avenir proche.

En d’autres termes, il est possible que nous finissions par confier notre raison et notre jugement à un tiers comme Google, de la même façon que nous stockons notre mémoire sur des disques durs ou sur des serveurs en ligne

Nul doute que l’avènement de la Big Data avec sa capacité de gestion par milliards de Téraoctets permettra à Google d’exploiter ses données en raisonnant au-delà des capacités intellectuelles de l’être humain.

Grâce à son monopole, sa crédibilité ne serait pas remise en cause et son jugement qualitatif deviendrait une référence universelle.

D’ailleurs, en classant les sources de connaissances sur la toile selon ses propres critères de pertinence, il porte déjà un jugement qualitatif auquel nous adhérons.

Dans ce contexte, nous sommes en droit de nous demander ce qu’il adviendrait si Google devenait la référence de notre savoir et de notre éducation.

Le virtuel continue de rogner sur le réel

  • Il  engendre aujourd’hui des troubles relationnels et comportementaux et posera demain le problème de la médiocrité intellectuelle
  • Les réseaux sociaux participent à la virtualité de nos existences et leur capacité à créer du lien dans la vie réelle reste hypothétique

Conseil WEBTOO

  • Internet est un outil et doit en rester un
  • Il est important de rester actif dans la vie réelle, car l’hyperactivité des internautes concourt à la perte des repères fondamentaux qui nous permettent de nous intégrer socialement