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Les conditions de travail de certains rédacteurs web à Madagascar

D’autres conseils sur les techniques de rédaction web

La compression des coûts est devenue une obsession chez les commanditaires français de l’internet, à tel point que certains oublient la valeur du travail. Les agences de rédaction web à Madagascar le savent bien : Les clients français ne veulent pas voir en face la réalité de la misère

Alors, pour se démarquer et obtenir leur part du gâteau, beaucoup cèdent à la pression des prix bas offshore imposés par les clients français et proposent des prestations toujours moins chères.Il n’y a aucun prix minimum dans le pays ! On peut toujours descendre le tarif, mais à quel prix !

Cette série d’articles a pour seul but d’alerter les clients français sur les conséquences humaines et sociales, ainsi que sur la qualité des livraisons, d’une négociation trop forte sur le prix des textes.

Réalité de la misère qui règne dans le monde de la rédaction de contenu

C’est au prix d’investissements non durables et de l’exploitation d’une main-d’œuvre déjà affamée que certaines entreprises malgaches arrivent à rendre l’impossible toujours plus lucratif.

Un équipement vétuste

Au niveau du matériel informatique, certains employeurs limitent leurs investissements en s’équipant d’ordinateurs issus du recyclage.

  • Ainsi, les parcs informatiques ressemblent à ceux que l’on pouvait voir dans les années 90. De gros écrans à tube cathodique s’alignent sur des tables en bambous qui n’ont rien de commun avec ce qu’on pourrait appeler « un bureau ».
  • Pourtant, la performance des PC Pentium ou Pentium 1 est une réelle entrave à la productivité lorsqu’il faut plus de deux minutes pour ouvrir un logiciel de traitement de texte dernière génération.

Qu’à cela ne tienne, la productivité se récupère sur le dos de travailleurs surexploités, et au diable leur santé

De plus, il leur ne viendrait pas à l’idée qu’il faille protéger leur production contre les coupures d’électricité, pourtant permanentes dans les pays sous-développés. Chacun le sait, on ne peut pas compter sur la fiabilité de son fournisseur d’énergie électrique quand on vit en Afrique.

Ainsi, plusieurs facteurs d’improductivité (matériel peu fiable, coupures d’électricité, etc.) sont compensés sur le temps de travail des rédacteurs et sur leurs conditions de travail.

1/2 journée sans électricité, c’est toujours 1/2 journée sans salaire pour le rédacteur

Les droits des travailleurs ignorés

Les employeurs irresponsables ne le sont pas qu’à moitié. Ils sont conscients de la pauvreté de leurs salariés et en profitent.

Sachant qu’il n’existe aucune forme d’indemnité comme le RSA ou le chômage en cas de perte d’emploi, les employés se contentent de ce qu’on leur donne.

En considérant qu’un salarié malgache fait généralement vivre une famille de 6 à 8 personnes, la pression qui pèse sur lui est colossale.

La faim est si forte que les salariés acceptent des conditions extrêmes et des salaires souvent inférieurs à la base légale. Résultat : ce sont les plus affamés et les moins exigeants qui peuvent trouver du travail

L’ONU a diligenté une enquête sur l’esclavagisme moderne de la grande Ile en 2012, les conclusions sont que cette pratique est malheureusement coutumière dans la grande Ile.

Autre article à lire : Quel est le vrai prix de la rédaction web à Madagascar ?

Les compétences sont un facteur de second plan

S’il est vrai qu’un code du travail protège les droits des travailleurs, les lois de la faim et celles des économies souterraines sont plus fortes que tout. Personne ne se risquera à demander plus au risque de perdre le peu qu’il a.

Dans ces conditions, il appartient au client français de prendre ses responsabilités éthiques

Conséquence sur les tarifs

Grâce à leurs méthodes de recrutement peu scrupuleuses, à leurs investissements limités, beaucoup d’agences de rédaction web à Madagascar arrivent à fonctionner en proposant des tarifs excessivement bas, pour ne pas dire déloyaux.

Derrière des prix offshore trop bas se cache toujours l’exploitation de la misère

Conséquences sur la qualité des prestations

Ecrire pour le web étant un métier à part entière, il parait logique que seule une main-d’œuvre qualifiée puisse exercer ce métier.

Or, en recrutant les plus affamés, qui sont souvent les moins qualifiés, les employeurs irresponsables ne recherchent pas la qualité, mais seulement le profit à court terme

Ces entreprises malgaches sans scrupules perdent évidemment tous leurs clients, et sont contraintes d’en chercher de nouveaux en permanence.

Elles ne connaissent pas les vrais besoins des clients français.

Les clients en France recherchent une qualité aux normes françaises, pas aux normes malgaches. Ce sont deux définitions différentes qui engendrent des chocs culturels très importants et une déception des clients en France. C’est pas cher, mais c’est pas bon !

Conséquence sur l’image du pays

Leurs efforts en référencement et communication sont donc importants et constants pour continuer à exister.

Généralement bien positionnées sur Google, elles génèrent beaucoup de trafic et représentent aujourd’hui malheureusement l’image de l’ile dans son ensemble

Beaucoup d’entreprises françaises en ont fait les frais et leur déception participe maintenant à la dégradation du marché, il suffit de lire les forums sur le sujet.

Pourtant, Madagascar reste le lieu idéal pour externaliser l’écriture du contenu d’un site internet ou d’un blog

Mais il faut le faire en suivant certaines règles de sélection de son prestataire.

Tous les prestataires ne sont pas des esclavagistes qui ont comme seule solution d’accepter la pression sur les prix des clients en France et de mettre en place des moyens de production ou l’humain ne compte plus.

Il existe de employeurs qui arrivent à ne pas entrer dans ce système négatif, dont le seul vrai perdant est le rédacteur en bout de chaine. Il en existe qui connaissent les besoins des entreprises françaises et qui mettent les moyens humains et techniques pour y répondre avec professionnalisme et sérieux

N’oubliez pas qu’une agence de éthique et socialement responsable contribue à l’éradication de la pauvreté dans l’Ile rouge et permet de nourrir une famille de 6 à 8 personnes pendant toute l’année

Si vous souhaitez externaliser la rédaction des textes de votre blog sur l’île rouge, négociez de manière éthique et socialement responsable !

Pour cela, vous devez :

  • Insister pour que votre prestataire soit transparent sur ses méthodes de travail
  • Vous assurer que votre prestataire a les moyens matériels pour produire
  • Vous renseignez sur les conditions de travail des employés
  • Vous informer sur les processus de recrutement et de formation
  • Mais surtout, ne faites pas la course aux prix les plus bas !

Les coûts sont déjà bas, il faut savoir s’arrêter dans la négociation pour respecter les employés étrangers qui travaillent pour vous !

Offshore ne doit pas être synonyme d’esclavagisme moderne, la protection sociale a un coût

Pour qu’une mission d’externalisation fonctionne bien :

  • Confiez vos travaux à un prestataire qui se donne les moyens de la qualité, qui a des références et de l’ancienneté sur le marché, qui a une approche humaniste et business à la fois
  • N’oubliez pas que même dans un pays où la main-d’œuvre est peu chère, la qualité aux normes françaises a un prix de revient plus élevé que faire du mauvais travail
  • N’oubliez pas que les moyens supplémentaires pour valoriser l’humain, sa formation et la qualité des prestations a un coût qu’il faut payer. Malgré tout, au final, la prestation est plutôt bon marché
  • Regardez avec objectivité les contraintes locales et le niveau de vie des travailleurs pour juger la cohérence d’un tarif. L’île est un pays très pauvre où la faim est permanente dans la population, mais aussi chez vos rédacteurs qui se gardent bien de vous le dire
  • Regardez avec honnêteté les conséquences humaines d’une négociation sans limite sur les prix. Quelques centimes de plus pour les uns font toute la différence dans l’estomac des autres. Et à ce stade, on ne parle pas encore de congés payés ou de sécurité sociale, mais uniquement de besoins primaires

Dans notre agence, aucune exploitation de la misère humaine d’un pays sous développé.

Pour preuve, le turn over est proche de zéro