mora mora madagascar : Source de problèmes dans l'outsourcing offshore

Mora mora ! Un style de vie qui pose problème aux agences web

Voilà deux mots qui collent aujourd’hui à l’image de Madagascar, mais qui ne reflètent pas forcément l’identité du peuple malgache.

Le « mora mora » suggère de vivre calmement, quelles que soient les circonstances. Généralement traduits par « doucement – doucement », ces deux mots sont parmi les premiers qu’entendent les touristes et les nouveaux arrivants à Madagascar.

Encore imprégnés par leur train de vie habituel, le « mora mora » les énerve d’abord, car impose une gestion du temps très différente, mais chacun finit par s’y habituer et par se conformer au rythme local.

On ne peut pas aller contre, car toute l’île vit au rythme du mora mora.

Mais si ces mots sonnent de manière péjorative dans la bouche des nouveaux arrivants, il faut savoir que le « mora mora » ne renvoie pas qu’à l’idée d’extrême lenteur, mais aussi et surtout à celle de non-précipitation.

Le mora mora est presque une devise nationale qui rappelle le vieux dicton disant qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Mora Mora et externalisation offshore pour les agences web en France

Malheureusement pour Madagascar, les clients Français en France ne vivent pas à l’heure du Mora Mora. Lorsqu’une agence web basée à Paris travaille avec une agence Web basée sur la grande Ile, ça pose d’énormes problèmes relationnels, notamment dans le référencement de sites internet. L’agence web Française veut aller vite, a besoin que ses engagements soient respectés, que la qualité du travail soit au Rendez Vous.

Dès lors, le donneur d’ordre Français non habitué au Mora Mora entre très rapidement en conflit avec l’agence de Tananarive. Bien souvent, la collaboration ne dure pas très longtemps, car les deux cultures sont beaucoup trop éloignées pour se comprendre et être « business compatibles ».

L’externalisation offshore à Madagascar, ça fonctionne à la condition condition que cette différence culturelle entre le donneur d’ordre et le sous traitant soit réglé. C’est entre autres choses le positionnement de WEBTOO : Une équipe à Paris, une autre sur la grande Ile.

Le reflet d’un état d’esprit fataliste

À Madagascar, tout va lentement et même trop doucement. Cette vérité donne l’impression que la mentalité générale est imprégnée par l’absence de volonté et le manque d’ambition, mais cette vision dévalorisante ne reflète pas le véritable état d’esprit des Malgaches.

Au-delà des apparences et du conflit entre deux notions du temps différentes, le « mora mora » dissimule l’expression d’un fatalisme profond

Dans un pays où plus de 80 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où chacun lutte pour sa survie au jour le jour, le besoin de courir après les aiguilles d’une montre n’existe pas.

Les impératifs de productivité sont donc souvent incompris, car en se conformant aux exigences du temps, un stress supplémentaire s’ajoute à la vie quotidienne des Malgaches qui est déjà très difficile.

Cette difficulté ne se justifie pas, car elle n’apporte pas de changements significatifs. Pas dans un pays où le travail de toute une vie ne permet pas de s’extirper de la misère extrême.

Alors pourquoi se presser et subir le stress du temps si le résultat n’a pas une réelle incidence sur son mode de vie ? Telle est la grande question qui résume l’état d’esprit de la plupart des Malgaches.

Certes, ce raisonnement ne colle pas aux besoins d’une économie moderne, mais à Madagascar, seule une minorité évolue dans cette modernité. L’inconscient collectif reste quant à lui déconnecté du besoin de courir après l’argent, car même en courant, il ne vient pas.

Vivre mieux quand on n’a rien

Lorsqu’on a comme seule habitude d’effectuer des tâches laborieuses à longueur de journée pour gagner son maigre pain quotidien et que les efforts supplémentaires n’apportent même pas une miette de plus, la résignation s’installe.

Le « mora mora » devient alors une expression de sagesse qui dit : « si tu ne peux pas accéder à une vie meilleure par le travail et le labeur, prends le temps de vivre pour apprécier ton existence ».

Habitués aux privations et à l’adversité, beaucoup de Malgaches apprennent dès le plus jeune âge que l’important est donc de savoir apprécier la vie telle qu’elle leur a été donnée. Un apprentissage qui se fait dans un environnement d’extrême pauvreté.

Chacun préfère donc prendre son temps, qu’importe les exigences des managers occidentaux qui attendent de leurs travailleurs qu’ils soient hyper productif et toujours à l’heure

Même pour des personnes qui ont des qualifications et des diplômes, l’index des salaires ne leur permet pas toujours de vivre dignement. La course n’a aucun sens pour eux non plus. C’est une contrainte psychologique trop forte.

Mora mora et management

Si au niveau local les entreprises savent gérer les enjeux de productivité en connaissance de l’état d’esprit des Malgaches, les entreprises étrangères, notamment celles qui externalisent sans avoir de succursale ou de filiale à Madagascar, sont souvent incapables d’adapter leur mode de fonctionnement et leur manière de manager.

Le mora mora, transposé à l’univers du travail tel qu’on le conçoit à l’européenne est perçu comme un manque de sérieux et parfois même comme une absence de respect. Pourtant, ce n’est que le reflet d’une mentalité fataliste

Les managers étrangers ont souvent pour réflexe de mieux rémunérer leurs employés, mais ils oublient que le montant du salaire ne peut pas être la seule clé de la motivation des salariés. Surtout à Madagascar où il existe une différence importante entre salaire élevé et salaire de misère.

En se basant sur l’index des salaires locaux, on peut parler de gros salaire dès lors qu’on rémunère ses employés sur une base légèrement plus haute. Mais leur pouvoir d’achat, même celui des cadres, reste modique. Un gros salaire à Madagascar ne signifie donc pas forcément qu’il donne accès à la dignité.

Dans ces circonstances, il apparait que de bonnes conditions de travail peuvent être un moteur de productivité bien plus efficace que le montant des revenus. Ce qui passe évidemment par un management interculturel performant. C’est à dire qui soit à la fois souple et compréhensif des mœurs et coutumes, mais aussi rigoureux.

Une subtile alliance qui réclame une très bonne connaissance du terrain

 

    • Sachez à quoi vous attendre avant d’externaliser la production de votre contenu à Madagascar
    • Si les enjeux économiques sont importants, il est préférable de passer par une agence de rédaction locale

 

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