Les grandes entreprises françaises se mettent à la TOIP |
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La téléphonie sur IP [ToIP], solution technique permettant de gérer des communications en IP [Internet] jusqu’au poste téléphonique de l’utilisateur, s’installe progressivement mais résolument dans le paysage des télécommunications d’entreprises en France.
Selon une enquête du Groupe SoluCom, 89 % des entreprises de plus de 200 salariés considèrent que la téléphonie sur IP est une évolution inéluctable. Certaines sont déjà passées à l’action : 23 % des moyennes et grandes entreprises interrogées déclarent avoir déployé aujourd’hui au moins un site en ToIP [ce pourcentage devrait passer à 31 % en 2008], et 17 % affirment qu’une telle solution est déjà implémentée ou en phase d’implémentation. Celles qui ne sont pas encore passées à l’action envisagent de le faire rapidement : 50 % des moyennes et grandes entreprises déclarent avoir lancé une étude ou une expérimentation pilote de cette technologie, et 26 % pensent équiper plus de la moitié de leurs postes téléphoniques en IP d’ici 2008. Ce volontarisme s’accompagne d’un grand optimisme puisque 75 % des entreprises françaises de plus de 200 salariés pensent terminer l’essentiel du déploiement d’ici 2010. Certains secteurs sont plus avancés en matière de ToIP, aux premiers rangs desquels l’industrie, le transport et les services.
La sécurité est une préoccupation, mais pas un frein incontournable, ni déterminant par rapport aux autres freins identifiés à l’adoption de la ToIP, notamment la complexité technique et organisationnelle inhérente à ces solutions technologiques [30 % des entreprises interrogées jugent ce paramètre freinant], la dégradation possible de la qualité sonore [26 %], ou l’attente de meilleures solutions technologiques et commerciales [24 %]. Le premier, et principal moteur qui pousse les moyennes et grandes entreprises à basculer vers la téléphonie sur IP est la recherche d’économies, pour près des trois quarts des entreprises de plus de 200 salariés interrogées. 48 % en attendent des économies supérieures à 10 % de leur budget de téléphonie actuel. 40 % des entreprises sont d’ailleurs prêtes à accepter une légère dégradation de leur disponibilité si cela leur permet de générer des économies complémentaires. Le deuxième critère d’adoption cité est l’arrivée en fin de cycle des équipements existants et la nécessité de les renouveler. Enfin, l’étude montre que la taille de l’entreprise, ainsi que sa dimension internationale, joue un rôle moteur sur la dynamique ToIP. Ainsi, entreprises qui ont une forte implantation à l’international sont globalement plus avancées. En revanche, la ToIP est encore très peu implantée dans les petites entreprises françaises [à peine 11 %]. |