Rejoignez-nous sur :

Ajouter site aux FavorisAjouter page aux FavorisPartagez cette page
Rédaction web Entreprise 2.0 Global + local = glocal

Global + Local = Glocal

La glocalisation [ce qui est "glocal"] est une combinaison de global et de local.
C'est un concept alliant les tendances globales aux réalités locales.


En japonais, le mot "Dochakuka" signifie que les techniques pour cultiver la terre doivent s'adapter aux conditions locales. Et c’est cette imprononçable parole japonaise qui aurait donné son origine à "glocal", un terme aujourd'hui très en vogue.

C’est Roland Robertson, sociologue à l'Université d'Aberdeen, en Ecosse, qui a popularisé ce concept de "glocalisation" qui a le mérite de restituer à la globalisation sa réalité multidimensionnelle. Le "glocal" comporte une vision plus complexe que la "globalisation", un phénomène qui a été jusqu'ici considéré uniquement dans sa dimension économique, laissant de côté ses aspects sociaux et culturels. Le concept "glocal" contribuerait donc à restituer à la globalisation sa dimension sociale.

La glocalisation des technologies de communications sur Internet permet, par exemple, de fournir des services globaux, comme elle permet à des communautés locales d'améliorer leur communication. La notion d'interne et externe devient plus floue, et la navigation sur la toile également plus fluide pour les particuliers.

Et il est vraisemblable que, paradoxalement, les premiers effets à long terme de la globalisation des systèmes d'information se manifestent par un renforcement des réseaux sociaux et urbains locaux et par un renforcement des disparités locales.

La glocalisation
est une expression utilisée également dans le monde des affaires pour représenter l'effort de diversification ou l'ajustement de l'offre selon la qualité de la clientèle locale. La glocalisation représente aussi un mouvement de culture alternatif qui consiste en une personnalisation, une customisation des biens industrialisés par les utilisateurs eux-mêmes.

Contrairement à ce que l'on craint, la globalisation des échanges informationnels ne va pas nécessairement uniformiser la culture, comme le rappelle justement Alain Touraine.

L'anglais va sans doute devenir une langue véhiculaire, comme il l'a été et l'est toujours pour l'Inde, ou comme le latin l’a été pour l'Europe du Moyen-âge, mais cela ne signifie pas la disparition brutale des cultures locales et régionales. Celles-ci n'ont, de toute manière, jamais cessé de se transformer et elles continueront à le faire.

Plus que jamais, il en ressort que le local est et reste l'essentiel de la condition humaine. Il faut être dans le local pour s'assurer les ressources nécessaires à l'économie de subsistance, pour naviguer dans le cyberespace, ou pour rencontrer de vraies personnes…